Ma démarche

30 ans d’engagement pour une coopération décentralisée ambitieuse : mes archives en open data.

Depuis 30 ans, je m’engage pour repenser le rapport entre la France et les Suds, en utilisant la promesse de la coopération décentralisée : une relation mutuellement avantageuse. Aujourd’hui, je mets à disposition l’intégralité de mes archives en open data, pour que ces expériences et réflexions inspirent les acteurs de demain.

Mon parcours : de l’ingénierie à l’action internationale.

Depuis mes études d’ingénieur (ENSIGC Toulouse), je me suis engagé dans l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté internationale, notamment au sein d’Ingénieurs Sans Frontières en tant que salarié qui VP EAD. Je souhaitais travailler à la construction d’un autre rapport aux Suds. La découverte de la coopération décentralisée, alors en émergence, a marqué un tournant : l’obligation pour les collectivités de justifier un intérêt local m’est apparue comme une avancée majeure pour éviter les dérives d’une « générosité » mal adaptée aux réalités des Suds.

En 1996, après un DESS en coopération et développement à la Sorbonne – où Florence Tissandier (Cités Unies France) introduisait les premiers enseignements sur le sujet – j’ai rejoint CUF pour un programme pionnier : faire dialoguer collectivités, ONG et État. J’y ai contribué à l’organisation des 1ères Assises de la Coopération et Solidarité internationale (1997) et à la rédaction du Livre Blanc de Jean-Louis Viélajus, un texte aujourd’hui disparu du web que je souhaite remettre en ligne. Ce fut aussi l’époque de la création des premiers réseaux régionaux qui deviendrons des RRMA.

De l’action internationale à l’internationalisation de l’action

En 2000, je quitte CUF pour rejoindre le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) où je reste 2 ans avant de créer l’Agence COOP DEC Conseil (ACDC) avec l’objectif de continuer à intervenir, en France sur l’approfondissement du paradigme spécifique de l’internationalisation des collectivités.

J’ai d’abord commencé à travailler sur de nombreuses politiques publiques d’appui aux associations locales de solidarité internationale. Appliquant les principe du montage de projet, nous avons développé les premiers diagnostics locaux, régionaux voir nationaux.

Il me semble, hélas aujourd’hui, que cette promesse portée par la « coopération décentralisée » ne s’est pas réellement réalisée. Contrairement aux Universités qui ont réellement formalisé une spécificité de l’internationalisation pour l’enseignement supérieur, prenant pleinement en compte les bouleversement du XXIe siècle, les collectivités , notamment françaises, sont encore trop souvent restées dans une posture très « solidarité associative » , soutenant des mobilisations existantes sur les territoires et rarement l’institution elle-même. Cette non-éclosion d’une action internationale spécifique est sans doute dû à de multiples facteurs et influences. Les raisons de cet essoufflement sont multiples.

30 ans d’archives en Licence Créative Commons

En 2026, ayant été témoin de multiples évènements et activités durant 30 ans d’une part, mais aussi constatant le renouvellement d’erreurs et l’absence de nombreuses références tant dans les travaux d’étudiants ou représentation d’élus, d’agents, d’acteurs, je mets à disposition l’ensemble des productions que j’ai pu réaliser, soit avec des collègues et stagiaires au sein de l’Agence COOP DEC Conseil devenue Agence du Monde Commun en 2016, que pour certains commanditaires (AFD, ADEME, Agences de l’Eau, collectivités, etc…).

Ces documents constitue l’Open Data de 30 ans d’engagement.

Ils sont proposés en Licence Créative Commons. CC-by-nc 4.0

Bonne exploration !

Pour toute discussion, intervention ou accompagnement, contactez-moi.